Jean-Michel CARADEC
« La ballade d'Arlequin »

 

Il chantait la Bretagne et l'ailleurs. Jean-Michel Caradec avait séduit Maxime Le Forestier et Georges Brassens. Avant de tutoyer Elton John et d'inspirer Cabrel...

D'abord, il y a le premier cri, à Locquénolé, le 20 septembre 1946 : « Ma mère au-dessus de mon berceau a dit qu'il est pas beau. Ça commençait bien pour moi. J'étais mal dans ma peau ».

Et puis l'enfance, entre une mère institutrice et un père officier marinier : « Dans mon école communale, on m'apprit la morale, mais moi j'en croyais pas un mot. J'étais mal dans ma peau ».[1]

Talentueux dilettante

Il y a aussi Marguerite, la nourrice, et son kig ha fart de derrière les fagots : « On a eu beau me gaver de lait, de bouillie de gâteau, de vitamines A,B,C,D, J'ai jamais été gros ».

A Brest, il décroche un Bac de philo et un premier prix de Conservatoire. Talentueux dilettante... « Pendant les leçons de musique, j'écoutais les oiseaux. Les cours d'éducation physique, j'les prenais en duo, avec la p'tite du haut ».

Lui, c'est Jean-Michel Caradec. A son palmarès pour l'instant, deux trois reprises, une chanson sur son grand-père, et quelques autres compositions personnelles interprétées au hasard des radio-crochets. José Le Moigne, poète, romancier, aussi un ami de la première heure, n'a pas oublié : « Les Brestois de ma génération se souviennent sans doute de la Semaine Commerciale et des Tréteaux chantants. Je revois Jean-Michel sur sa première scène, avec ses cheveux courts, sa guitare espagnole et ses lunettes. Rien vraiment d'une, future vedette. Mais il avait la Foi, et nous l'avions aussi. La première année il chanta Potemkine, arriva en finale, et termina second. La seconde année il prit le risque d'interpréter une de ses compositions, Les deux hémisphères, qu'il venait de m'offrir, et gagna le concours ».

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