Peut importe mon nom, je ne suis qu'un anonyme parmi tant d'autres, et j'étais très jeunes à l'époque, trop jeune, trop jeune en fait pour comprendre la perte d'un homme que je considère comme un poète et un humaniste aujourd'hui.

Je n'ai croisé Jean-Michel qu'une seule fois dans ma vie, au parc de Penfeld à Brest et je garde en souvenir, cette photo dédicacée de sa main et un 33 tours : "Ma Bretagne quand elle pleut".
Je n'étais pas seul ce jour là, pourtant aujourd'hui, je me rends compte que cette photo et ce disque sont presque uniques, tout comme il l'était.
J'aimais ses chansons, sa voix, trois particulièrement : "Ma petite fille de rêve", "Petite Soeur des Rivières", et "île" que j'écoute, quand j'ai le cafard, et qui me font pleurer à chaque fois, mais que les paroles sont belles, tant d'émotion transmise.
Comme quoi l'homme peut être si sensible et pourtant capable de tant de méchanceté envers lui même.

Je me rends compte, qu'en vieillissant, cela ne s'arrange pas, et qu'il reste très méconnu du grand public, ce qui me choque profondément.
Il n'était pas Brel, mais ses chansons dégagent la même émotion, un homme surement joyeux mais mélancolique, et qui a su à travers ses chansons nous transmettre cet amour qu'il avait.
Saltimbanque comme il le disait lui même, mais alors avec un grand « S ».

J'essaie de partager tant que possible, ses chansons avec les jeunes générations, voir ceux de ma propre génération, pour qui il n'est qu'un inconnu, et cela me surprends, serait-ce parce que je suis Brestois et Breton dans l'âme même si je ne suis arrivé ici qu'à l'âge de trois ans.

Il me manque, et je n'ose dire il « nous » manque, pourtant c'est le cas, il continuera de me faire rêver à travers les paroles de ses nombreuses chansons, trop peu nombreuses...

 

 

Lionel
 
Brest
o0o.elfine.o0o@gmail.com

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